Introduction
Le Panzerkampfwagen III (PzKpfw III), souvent abrégé en Panzer III est un char d'assaut allemand, conçu à la fin des années 1930 et utilisé intensivement pendant la première phase de la Seconde Guerre mondiale. Il fut mis au point pour engager les blindés ennemis, alors que le Panzer IV, contemporain avait été prévu lui pour fournir des tirs d'appui au formations blindées. Cependant, avec l'apparition de chars alliés de mieux en mieux protégés, seul le Panzer IV fut capable d'embarquer les armes capables de les détruire, et il supplanta le Panzer III comme char principal de la Wehrmacht.
Suivant les spécifications de Heinz Guderian, inspecteur des troupes mécanisées, la direction de l'armement de la Wehrmacht, le Heereswaffenamt, demanda l'étude d'un char VK 619, destiné à devenir l'ossature des panzerdivisions en cours de création, on utilisa le terme Zugführerwagen ou ZW (véhicule de chef de section) pour camoufler le but de l'étude.
Le char devait être capable d'atteindre la vitesse de 35 km/h sur route, et sa masse devait rester inférieure à 15 tonnes pour pouvoir emprunter les ponts posés par le génie.
Quatre sociétés répondirent au programme, en produisant des prototypes : Daimler-Benz, Krupp, MAN, et Rheinmetall-Borsig.
Finalement après des essais intensifs en 1936 et 1937, c'est le modèle de Daimler-Benz qui fut choisi, et la première série de dix Panzer III A sorti des chaînes en mai 1937, mais cependant la production de masse ne fut lancée qu'à partir de la variante F, en 1939.
Si il peut sembler inférieur sur le papier, en terme de blindage et de puissance de feu, à de nombreux chars contemporains, le Panzer III introduisait des caractéristiques le rendant particulièrement efficace sur le champ de bataille.
La répartition de son équipage en particulier avait été bien pensée, l'emploi d'une tourelle triplace permettant au chef de véhicule, débarrassé de toute autre tâche, de se concentrer sur la surveillance des alentours et les ordres à donner, cette répartition des rôles devient par la suite standard sur tout les chars. Autre avantage, l'emploi d'un interphone généralisé à tout l'équipage, permettant une bonne coordination et la répartiton de la surveillance par secteur aux différents membre de l'équipage.
L'emploi généralisé de la communication par une radio moderne, entre les véhicules, s'avéra lui aussi de plus en plus déterminant, car il permettait même si les panzers étaient dominés individuellement, de réaliser des attaques coordonnées pour venir à bout des adversaires les plus coriace
Les premiers Panzer III avaient construits avec un blindage très léger de 15 mm d'acier homogène sur tout ses cotés, le véhicule devant être employé en pointe du combat, il devait être protégé aussi bien contre des tir venant de l'avant des cotés ou de l'arrière, seul le toit de la tourelle et la caisse blindés à 10 mm, et le châssis à 5 mm, avaient été jugés moins important.
Rapidement ses 15 mm furent jugés insuffisants au regard des armes antichars alors en service et dés le Panzer IIID, on porta l'épaisseur à 30 mm.
Ce blindage peu incliné se révéla par la suite lui même trop faible et le Panzer IIIH, fut protégé par deux plaques supplémentaires de 30 mm boulonnées à l'avant et à l'arrière. Sur le J, ce blindage additionnel fut intégré sous la forme de plaque homogène de 50 mm, plus résistante encore, et de nouvelles appliques boulonnées sur l'avant de 20 mm, apparurent sur les modèles suivants L, M et N.
Armement
L'armement principal fût l'objet d'un désaccord entre Guderian et la direction de l'armement, cette dernière préférant adopter un canon d'un calibre de 37 millimètres KwK36 L/45, en lieu et place celui de 50 prévu initialement, car elle souhaitait uniformiser le calibre et donc les munitions avec le canon antichar en service dans l'infanterie, le Pak 36.
Cette volonté de standardisation aurait pu se révéler fatale à l'avenir du blindé, mais le constructeur avait néanmoins prévu une tourelle assez spacieuse, permettant le montage d'une arme de 50 mm, ce qui s'avéra nécessaire très tôt dans la guerre.
À partir de la variante G, le KwK36 céda la place au 50 mm KwK38 L/42, la seconde mitrailleuse coaxiale disparu alors pour dégager l'espace nécessaire au montage.
Sur la variante J, on monta un canon encore plus puissant le KwK39 L/60, d'une longueur supérieure, 60 calibres au lieu de 42, donnant à l'obus encore une meilleure pénétration des blindages adverses.
Cependant la qualité de ceux-ci s'améliorant encore, il devint impossible au Panzer III de continuer la course à la puissance de feu, en embarquant un canon long de calibre supérieur, la dernière variante du char le Panzer IIIN, fut donc conçue pour l'appui-feu avec un canon court de 75 mm, le KwK37 L/24
Jusqu'au modèle C, le Panzer III fut propulsé par un moteur Maybach HL 108 TR, de 12 cylindre en V développant 230 chevaux, donnant une vitesse de 32 km/h sur route et un rayon d'action de 150 kilomètres.
Le modèle D, introduisit, le nouveau moteur Maybach HL 120 TR, de 320 chevaux. Par la suite, tous les autres modèles furent équipés du Maybach HL 120 TRM, plus fiable avec 300 chevaux. Les performances variaient d'une version à l'autre en fonction de la masse totale du véhicule et de sa transmission, mais la vitesse de pointe était généralement aux alentour de 40 km/h et l'autonomie de 150 kilomètres.
Comme tous les chars allemands de la Seconde Guerre mondiale, le Panzer III, utilisaient l'essence comme carburant, car celle-ci permettait de réaliser des moteurs et donc des chars compacts, mais surtout, contrairement au gazole, pouvaient être réalisée de façon artificielle par synthèse, ce qui vu les approvisionnements de l'Allemagne en pétrole naturel était vital, ce dernier étant réservé à l'aviation (Luftwaffe).
Panzer III Ausf A ou 1/ZW
Panzer III Ausf B ou 2/ZW
Panzer III Ausf C ou 3a/ZW
Panzer III Ausf D ou 3b/ZW
Panzer III Ausf E ou 4/ZW
Panzer III Ausf F ' ou 5/ZW
Panzer III Ausf G' ou 6/ZW
Panzer III Ausf G(Tp)'
Panzer III Ausf H ou 7/ZW
Panzer III Ausf J
Panzer III Ausf J/1
Panzer III Ausf L
Panzer III Ausf M
Panzer III Ausf N
Tauchpanzer III quelques Panzer III, furent convertis pour le franchissement en prévision de l'opération Sealion.
Panzerbefehlswagen III véhicule de commandement avec canon factice et des radios à longue portée.
Artillerie-Panzerbeobachtungswagen III véhicule d'observation pour l'artillerie, 262 produits.
Flammpanzer III Ausf M/Panzer III (F1) 100 Panzer IIIM convertis en char lance-flamme.
Bergepanzer III véhicule de dépannage.
Sturmgeschütz III canon d'assaut automoteur.